Front Page Forums Forum de l’IMRG Le bistrot Coluche, 35 ans déjà

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  • #1380
    Laurent BALEMBOIS
    Participant

    Samedi 19 juin date anniversaire.

    Alors, si vous passez par le rond-point Coluche, entre 11 h et 12 h.

    N’hésitez pas: du klaxon au rupteur, un max de bruit. Pour son 35ème anniversaire.

    Kristian créateur à l’œuvre pour une restauration de la sculpture « totem Coluche » 06 Opio

    #1398
    Luc PAPOCCHIA
    Participant

    J’y serai!!!

    #1512
    Laurent BALEMBOIS
    Participant

    « Si j’ai l’occasion, j’aimerais mieux mourir de mon vivant ».

    Ça, c’est fait.

    Le 19 juin 1986, sur une route départementale du sud de la France, quelque part entre Valbonne et Châteauneuf-Grasse, la moto de Michel Colucci est percutée par un « putain de camion ». Tchao pantin ! L’humoriste est tué sur le coup.

    Il a 41 ans et laisse derrière lui des millions d’orphelins et une belle collection de répliques cultes.

    C’est l’histoire d’un mec qui, trente ans après sa mort nous manque terriblement. Et s’il n’a toujours pas été remplacé, c’est peut-être qu’il est irremplaçable, l’enfoiré ! Tout au long de sa courte existence, il n’aura de cesse de combattre les cons car « le mal du siècle, c’est la connerie ». Un sacré boulot !

    Capable du meilleur et du pire (« mais dans le pire, c’est moi le meilleur »), impertinent, provocateur, Coluche s’autoproclame porte-parole des exclus, des rejetés de la société, de « tous les fainéants, les crasseux, les drogués, les alcooliques, les pédés » et tape allègrement sur les politiques : « La moitié sont bons à rien, les autres sont prêts à tout ».

    « Honni soit qui manigance ». Toujours grossier, jamais vulgaire, Coluche prend un malin plaisir à transgresser les tabous de notre quotidien. En revoyant certains de ses sketches, on est frappé par la liberté de ton. Personne n’est épargné : les handicapés, les flics, les curés, les militaires, les Belges, les beaufs, car « ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont raison » !

    « Les hommes politiques nous prennent pour des imbéciles, alors votons pour un imbécile qui n’y comprend rien ». En 1980, il se présente à « l’érection pestilentielle ». Avec des slogans comme : « Avant moi, la France était coupée en deux, maintenant, elle sera pliée en quatre », le seul candidat « qui n’a pas de raison de mentir » sera crédité de 16 % d’intentions de vote et soutenu par Bourdieu, Guattari et Deleuze !

    Circulez, y’a rien à voir !
    Pour le meilleur et pour le rire. Trente ans avant le mariage pour tous, Coluche, en robe blanche et maquillé comme une voiture volée, convole en justes (?) noces avec un Thierry Le Luron en haut-de-forme et queue-de-pie. Entourés d’une foule immense et d’une meute de drag queens, les deux tourtereaux défilent en calèche dans les rues de Paris.

    Misère, Misère… Le trublion au grand cœur n’a pas oublié que « quand il était petit, à la maison, le plus dur, c’était la fin du mois, enfin surtout les trente derniers jours ». En septembre 1985, il lance les Restos, un pied de nez (rouge) à « Dieu qui a dit : je partage en deux, les riches auront de la nourriture, les pauvres de l’appétit ».

    Parce que « l’argent ne fait pas le bonheur des pauvres », la petite idée de l’humoriste va devenir une véritable institution qui perdure encore aujourd’hui. 130 millions de repas distribués un million de personnes accueillies et une foule d’enfoirés. Pas mal pour un mec qui confiait : « Je ne suis pas allé partout mais je suis revenu de tout ».

    Ah ! Si Coluche était toujours vivant aujourd’hui, sûr qu’il en aurait des choses à nous dire. Surtout quand l’actualité a du talent : « On peut toujours trouver plus cons que les supporters : y’a les sportifs. Parce que les supporters, ils sont assis, les autres, ils courent ! ». Allez, une petite dernière pour la route : « Dieu a dit, il y aura des hommes blancs, des hommes noirs, il y aura des hommes grands, des hommes petits. Il y aura des hommes beaux, des hommes moches et tous seront égaux, mais ça ne sera pas facile. »

    Rideau.

    Dominique Garandet

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